Aujourd'hui, taper le carton a été notre loisir le plus partagé
pas de carton plein,
ni de carton vide,
pas de carton de déménagement,
ni de carton à chaussure,
pas de carton à dessin,
ni de carton pour musicien
Les cartons d'aujourd'hui étaient noir et rouge
dame ou as, pique ou cœur
nous n'avons pas vu défiler les heures
ni pour perdre ni pour gagner
l'essentiel reste de jouer
Le vrai blog de Violaine, celle qui aime l'art dans son ensemble, le théâtre et la littérature en particulier... celle que peu de monde connait et cela ne changera pas demain!
samedi 3 janvier 2015
vendredi 2 janvier 2015
Aujourd'hui bleu
Aujourd’hui,
bleu est l’écran de cet ordinateur
Pas de bleu
à l’âme, pas de bleu au cœur
J'ai
voyagé
Main dans la
main avec un ange
Au milieu
des vignes
Sous un beau
soleil de janvier
Et j'ai
aussi retrouvé le pouvoir d’écrire
Un peu
Me lancer
Enfin
Et la nuit
est tombée
Le bleu
d’aujourd’hui est celui de ce clavier
Rétro-éclairé
Cadeau
trouvé sur le blog d'Histoires et Nouvelles : Les 365 de Raymond Queneau.
Je me
lance
Je ne me
mets pas la pression
Ça me plait
de reprendre l'écriture comme ça.
jeudi 16 juin 2011
Des mots, une histoire 34
Elle fit trois pas à reculons pour revenir vers le tableau qu’elle venait de passer.
Elle avait failli le rater et à présent elle le scrutait, ses yeux ne pouvaient plus s’en détacher. Le sujet en était pourtant assez banal : une nature morte tout ce qu’il y avait de plus classique, mais il émanait de celle-ci une luminosité et une atmosphère particulières.
Elle prit encore un peu plus de distance, jusqu’au frôlement de ses mollets contre la banquette proposée aux visiteurs au centre de la salle. Elle s’assit.
La part raisonnable de son esprit lui faisait dire qu’une cerise et une part de fromage sur une assiette étaient loin de ce qu'on appelle l'Art.
Mais cette partie indéfinissable et incontrôlable de son être, celle qui aimait les mangas et David Lynch, qui pleurait devant une affiche de Mucha et un texte de Shakespeare, frissonnait toujours à la scène du Cuirassier Potemkine où le landau chute dans les escaliers… cette zone sensible l’avait arrêtée en pleine visite pour la rassasier de cette délicate soucoupe lenticulaire accueillant le rouge profond du fruit mur.
Absorbé d’abord dans la contemplation, son esprit s’évada finalement vers ses souvenirs.
La chaleur brute d’un été dans les Alpilles
Le souffle léger apporté par les allers-retours de la balançoire, se glissant dans les cheveux et s’engouffrant sous les plis de la jupe en Liberty
Le chant lancinant des cigales jusqu’au bord de la nuit
Les rires des enfants se moquant du grand-oncle, de ses binocles toujours perdues sur son crane chauve, de ses phrases automatiques et récurrentes ponctuant le quotidien comme des bornes kilométriques le long de la N7, de ses salves de postillons lorsque la partie de dames tournait à son désavantage
La margelle du puits asséché, cassée par l’usure et les intempéries
Le chat imprévisible
Le coq intempestif
Les fins de repas, animées par les adultes, désertées par les enfants
Le cerisier et ses milliers de tentations
Les prévisions météo de la tante Adèle
Les bisous du soir sentent moins le savon que ceux du matin
Bonsoir
Bonsoir
- Bonsoir, Madame, je suis désolé de vous déranger mais le Musée doit fermer !
Sourire complaisant du gardien.
Direction la sortie. Suivant les flèches.
Pas un regard pour la toile. Regret de rêverie.
sur une proposition d'Olivia Billington
Les mots imposés : cerise – luminosité – landau – balançoire – lenticulaire – postillon – casser – scruter – lancinant – fromage – frôlement
Elle avait failli le rater et à présent elle le scrutait, ses yeux ne pouvaient plus s’en détacher. Le sujet en était pourtant assez banal : une nature morte tout ce qu’il y avait de plus classique, mais il émanait de celle-ci une luminosité et une atmosphère particulières.
Elle prit encore un peu plus de distance, jusqu’au frôlement de ses mollets contre la banquette proposée aux visiteurs au centre de la salle. Elle s’assit.
La part raisonnable de son esprit lui faisait dire qu’une cerise et une part de fromage sur une assiette étaient loin de ce qu'on appelle l'Art.
Mais cette partie indéfinissable et incontrôlable de son être, celle qui aimait les mangas et David Lynch, qui pleurait devant une affiche de Mucha et un texte de Shakespeare, frissonnait toujours à la scène du Cuirassier Potemkine où le landau chute dans les escaliers… cette zone sensible l’avait arrêtée en pleine visite pour la rassasier de cette délicate soucoupe lenticulaire accueillant le rouge profond du fruit mur.
Absorbé d’abord dans la contemplation, son esprit s’évada finalement vers ses souvenirs.
La chaleur brute d’un été dans les Alpilles
Le souffle léger apporté par les allers-retours de la balançoire, se glissant dans les cheveux et s’engouffrant sous les plis de la jupe en Liberty
Le chant lancinant des cigales jusqu’au bord de la nuit
Les rires des enfants se moquant du grand-oncle, de ses binocles toujours perdues sur son crane chauve, de ses phrases automatiques et récurrentes ponctuant le quotidien comme des bornes kilométriques le long de la N7, de ses salves de postillons lorsque la partie de dames tournait à son désavantage
La margelle du puits asséché, cassée par l’usure et les intempéries
Le chat imprévisible
Le coq intempestif
Les fins de repas, animées par les adultes, désertées par les enfants
Le cerisier et ses milliers de tentations
Les prévisions météo de la tante Adèle
Les bisous du soir sentent moins le savon que ceux du matin
Bonsoir
Bonsoir
- Bonsoir, Madame, je suis désolé de vous déranger mais le Musée doit fermer !
Sourire complaisant du gardien.
Direction la sortie. Suivant les flèches.
Pas un regard pour la toile. Regret de rêverie.
sur une proposition d'Olivia Billington
Les mots imposés : cerise – luminosité – landau – balançoire – lenticulaire – postillon – casser – scruter – lancinant – fromage – frôlement
lundi 6 juin 2011
mercredi 27 avril 2011
Voyage
Carte du monde
Carte d’embarquement
Carte de séjour
Je choisi ma destination
Voyage aller vers ton corps
Sans possibilité de retour
A la raison
Carte d’embarquement
Carte de séjour
Je choisi ma destination
Voyage aller vers ton corps
Sans possibilité de retour
A la raison
vendredi 22 avril 2011
Le Lac des Si
la melopée
de ces instants
met l'opéra
et ses p'tits rats
au deuxième rang
des arts majeurs
de ces instants
met l'opéra
et ses p'tits rats
au deuxième rang
des arts majeurs
samedi 11 décembre 2010
Slam
Les mots se sont taris
Le verbe nous a trahi
Silencieux aux nouvelles
De la trop longue maladie
C'est trop moche
C'est trop dur
Que la vie de ces mioches
Soit coincée dans une bulle
Une semaine un mois un an
Soumis aux médicaments
Aplasie, hémiplégie, Anesthésie ,
Que de rumeurs pour une tumeur
L'espoir fait vivre dit le dicton
On la connait cette chanson
Mais l'injustice de ce supplice
Ya rien qui en fait un don
Et nos prières se sont taries
Le verbe nous a trahi
Silencieux aux nouvelles
De la trop longue maladie
C'est trop moche
C'est trop dur
Que la vie de ces mioches
Soit coincée dans une bulle
Une semaine un mois un an
Soumis aux médicaments
Aplasie, hémiplégie, Anesthésie ,
Que de rumeurs pour une tumeur
L'espoir fait vivre dit le dicton
On la connait cette chanson
Mais l'injustice de ce supplice
Ya rien qui en fait un don
Et nos prières se sont taries
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