1 chance sur plus pour que je sois d'humeur badine
et ce fut le cas
1 chance sur plus pour que mon message soit lu à temps
et ce ne fut pas le cas
1 chance sur plus pour que nous soyons toutes là pour ses 76 ans
et ce fut le cas
1 chance sur moins pour que j'ouvre mon ordi
et me voilà
Le vrai blog de Violaine, celle qui aime l'art dans son ensemble, le théâtre et la littérature en particulier... celle que peu de monde connait et cela ne changera pas demain!
mardi 3 mars 2015
dimanche 1 mars 2015
Aujourd'hui un compliment
Aujourd'hui un compliment
qui en fait date d'hier
ou vraiment d'aujourd'hui
car la soirée a débordé
comme nos cœurs soulagés
Singulière
Et pourtant parfois plurielle
Singulière
Modèle unique
Ce qui est rare m'est cher
Comme un compliment sincère
qui en fait date d'hier
ou vraiment d'aujourd'hui
car la soirée a débordé
comme nos cœurs soulagés
Singulière
Et pourtant parfois plurielle
Singulière
Modèle unique
Ce qui est rare m'est cher
Comme un compliment sincère
dimanche 4 janvier 2015
Aujourd’hui le plus petit des petits riens
Aujourd’hui le plus petit des petits riens était un tout petit pas
grand-chose
Un petit retard
Une petite heure
Un petit bouchon
Et ce petit rien
Qui donne le grand bonheur
D’une heure de plus
D’une heure de rire, de plaisir, de jeux, de complicités
Le plus petit des petits riens est un grand tout qui fait beaucoup
pour qu’une journée finisse en beauté
samedi 3 janvier 2015
Aujourdhui Taper
Aujourd'hui, taper le carton a été notre loisir le plus partagé
pas de carton plein,
ni de carton vide,
pas de carton de déménagement,
ni de carton à chaussure,
pas de carton à dessin,
ni de carton pour musicien
Les cartons d'aujourd'hui étaient noir et rouge
dame ou as, pique ou cœur
nous n'avons pas vu défiler les heures
ni pour perdre ni pour gagner
l'essentiel reste de jouer
pas de carton plein,
ni de carton vide,
pas de carton de déménagement,
ni de carton à chaussure,
pas de carton à dessin,
ni de carton pour musicien
Les cartons d'aujourd'hui étaient noir et rouge
dame ou as, pique ou cœur
nous n'avons pas vu défiler les heures
ni pour perdre ni pour gagner
l'essentiel reste de jouer
vendredi 2 janvier 2015
Aujourd'hui bleu
Aujourd’hui,
bleu est l’écran de cet ordinateur
Pas de bleu
à l’âme, pas de bleu au cœur
J'ai
voyagé
Main dans la
main avec un ange
Au milieu
des vignes
Sous un beau
soleil de janvier
Et j'ai
aussi retrouvé le pouvoir d’écrire
Un peu
Me lancer
Enfin
Et la nuit
est tombée
Le bleu
d’aujourd’hui est celui de ce clavier
Rétro-éclairé
Cadeau
trouvé sur le blog d'Histoires et Nouvelles : Les 365 de Raymond Queneau.
Je me
lance
Je ne me
mets pas la pression
Ça me plait
de reprendre l'écriture comme ça.
jeudi 16 juin 2011
Des mots, une histoire 34
Elle fit trois pas à reculons pour revenir vers le tableau qu’elle venait de passer.
Elle avait failli le rater et à présent elle le scrutait, ses yeux ne pouvaient plus s’en détacher. Le sujet en était pourtant assez banal : une nature morte tout ce qu’il y avait de plus classique, mais il émanait de celle-ci une luminosité et une atmosphère particulières.
Elle prit encore un peu plus de distance, jusqu’au frôlement de ses mollets contre la banquette proposée aux visiteurs au centre de la salle. Elle s’assit.
La part raisonnable de son esprit lui faisait dire qu’une cerise et une part de fromage sur une assiette étaient loin de ce qu'on appelle l'Art.
Mais cette partie indéfinissable et incontrôlable de son être, celle qui aimait les mangas et David Lynch, qui pleurait devant une affiche de Mucha et un texte de Shakespeare, frissonnait toujours à la scène du Cuirassier Potemkine où le landau chute dans les escaliers… cette zone sensible l’avait arrêtée en pleine visite pour la rassasier de cette délicate soucoupe lenticulaire accueillant le rouge profond du fruit mur.
Absorbé d’abord dans la contemplation, son esprit s’évada finalement vers ses souvenirs.
La chaleur brute d’un été dans les Alpilles
Le souffle léger apporté par les allers-retours de la balançoire, se glissant dans les cheveux et s’engouffrant sous les plis de la jupe en Liberty
Le chant lancinant des cigales jusqu’au bord de la nuit
Les rires des enfants se moquant du grand-oncle, de ses binocles toujours perdues sur son crane chauve, de ses phrases automatiques et récurrentes ponctuant le quotidien comme des bornes kilométriques le long de la N7, de ses salves de postillons lorsque la partie de dames tournait à son désavantage
La margelle du puits asséché, cassée par l’usure et les intempéries
Le chat imprévisible
Le coq intempestif
Les fins de repas, animées par les adultes, désertées par les enfants
Le cerisier et ses milliers de tentations
Les prévisions météo de la tante Adèle
Les bisous du soir sentent moins le savon que ceux du matin
Bonsoir
Bonsoir
- Bonsoir, Madame, je suis désolé de vous déranger mais le Musée doit fermer !
Sourire complaisant du gardien.
Direction la sortie. Suivant les flèches.
Pas un regard pour la toile. Regret de rêverie.
sur une proposition d'Olivia Billington
Les mots imposés : cerise – luminosité – landau – balançoire – lenticulaire – postillon – casser – scruter – lancinant – fromage – frôlement
Elle avait failli le rater et à présent elle le scrutait, ses yeux ne pouvaient plus s’en détacher. Le sujet en était pourtant assez banal : une nature morte tout ce qu’il y avait de plus classique, mais il émanait de celle-ci une luminosité et une atmosphère particulières.
Elle prit encore un peu plus de distance, jusqu’au frôlement de ses mollets contre la banquette proposée aux visiteurs au centre de la salle. Elle s’assit.
La part raisonnable de son esprit lui faisait dire qu’une cerise et une part de fromage sur une assiette étaient loin de ce qu'on appelle l'Art.
Mais cette partie indéfinissable et incontrôlable de son être, celle qui aimait les mangas et David Lynch, qui pleurait devant une affiche de Mucha et un texte de Shakespeare, frissonnait toujours à la scène du Cuirassier Potemkine où le landau chute dans les escaliers… cette zone sensible l’avait arrêtée en pleine visite pour la rassasier de cette délicate soucoupe lenticulaire accueillant le rouge profond du fruit mur.
Absorbé d’abord dans la contemplation, son esprit s’évada finalement vers ses souvenirs.
La chaleur brute d’un été dans les Alpilles
Le souffle léger apporté par les allers-retours de la balançoire, se glissant dans les cheveux et s’engouffrant sous les plis de la jupe en Liberty
Le chant lancinant des cigales jusqu’au bord de la nuit
Les rires des enfants se moquant du grand-oncle, de ses binocles toujours perdues sur son crane chauve, de ses phrases automatiques et récurrentes ponctuant le quotidien comme des bornes kilométriques le long de la N7, de ses salves de postillons lorsque la partie de dames tournait à son désavantage
La margelle du puits asséché, cassée par l’usure et les intempéries
Le chat imprévisible
Le coq intempestif
Les fins de repas, animées par les adultes, désertées par les enfants
Le cerisier et ses milliers de tentations
Les prévisions météo de la tante Adèle
Les bisous du soir sentent moins le savon que ceux du matin
Bonsoir
Bonsoir
- Bonsoir, Madame, je suis désolé de vous déranger mais le Musée doit fermer !
Sourire complaisant du gardien.
Direction la sortie. Suivant les flèches.
Pas un regard pour la toile. Regret de rêverie.
sur une proposition d'Olivia Billington
Les mots imposés : cerise – luminosité – landau – balançoire – lenticulaire – postillon – casser – scruter – lancinant – fromage – frôlement
lundi 6 juin 2011
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